confiture de mots doux


Stephane giner

A l’origine, il n’y avait rien. Toute l’énergie et la matière était concentrée en un seul point. Et si le dehors n’existait pas encore, le dedans lui, concentrait tout ce qui ferait un jour ce que nous sommes.

Clément, mon fils, moi aussi je t’aime très fort. Si un jour tu en doutes, tu n’auras qu’à regarder mes yeux, et s’il se sont éteinds, tu n’auras qu’à repenser à ces jours fameux ou nous n’avions qu’à croiser le fer de nos regards pour rire aux éclats. Tu te souviens de ces rires qui déchainaient les nuées de papillons qui avaient élus domiciles aux creux de nos ventres ?

De toi je n’attend que ça ; que tu saches qu’il n’y à pas de fin à ce que tu as mis dans cette confiture de mots doux et que toujours nous seront ensembles ici, là bas et après.

Ton papa.

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