Didier – la fin d’une époque


Stephane giner

Didier, 52 ans, imprimeur depuis toujours, comme son père avant lui.
Il me confie avant la séance que fin juin, après des mois d’une lutte acharnée pour conserver son imprimerie, il pense jeter l’éponge et vendre ses locaux à des promoteurs immobiliers.
Au premier étage, parmis le bric à brac de souvenirs d’une période de gloire révolue, un vieux canapé et un duvet ; “j’ai encore un chez moi, mais je préfère souvent dormir ici, je ne quitterai le navire que lorsqu’il reposera par 1000 mètres de fond”.

Didier prend la pose devant la mono-cylindre de son père, de l’encre sur les mains. Son premier Mac+ devant lui, buggé, évoque le tournant du tout numérique que connait sa profession. Faute de pouvoir investir, les “petits”, comme il dit, sont morts ou agonisants.

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