Home sweet home – Portrait

Stephane giner
Alain, aussi connu sous le nom de "Zboub" est mon plus vieil ami. Le seul ami d’enfance qui me reste, les autres n’ayant pas résisté à l’érosion du temps et à mon mode de vie :)

On en a traversé des galères, des moments de joie, et aussi des épisodes psychédéliques hors du temps.
Pour notre 18eme anniversaire nous habitions (campions) ensemble dans un appartement. Les temps étaient tellement durs qu’on avait décidé de faire une préparation en boite de gateau de riz pour y mettre les bougies, mais par manque de lait, nous avons simplement fait bouillir les quelques grains de riz du sachet en guise de repas. (16 ans plus tard, c’est un des rares repas d’anniversaire dont je me souvienne.)

Pour garder le moral dans ces périodes difficiles, nous imaginions nous établir dans une grange abandonnée quelque part, ou plutot nulle part. Bien à l’abri de la violence de la vie en société.

Quelques gosses et divorce plus tard, nous avons décidé aujourd’hui d’illustrer ce vieux rève.

Alain, also known as "Zboub" is my oldest friend. The only childhood friend who I have left, others have not withstood the erosion of time and my lifestyle:)

We have crossed hard times, moments of joy, and also spells out psychedelic trips.
For our 18th anniversary we lived together in an apartment. The times were so hard that we had decided to make a preparedness box of rice cake to put candles on, but we had no milk, so we simply boil the few rice grains as a meal. (16 years later, this is one of the few meals birthday that I remember.)

To keep the smile in these difficult times, we imagined establish in an abandoned barn somewhere, or rather nowhere. Although immune to the violence of life in society.

Some kids and a divorce later, we have decided today to illustrate that old dream.

There are 3 comments

  1. Benedyct

    Outre le traitement, la force de la composition, le sens du détail vraiment parfait et l’expression du sujet, c’est encore une fois l’association du récit à l’image qui l’emporte. Autant il est des images qui se passent de commentaires, parce que le message est direct, clair évident, etc., autant d’autres bénéficiant pourtant des mêmes qualités ne peuvent prendre leur véritable dimension et se déployer correctement dans l’imaginaire de ceux qui les contemplent sans l’effort de l’écriture et de la narration. C’est pour beaucoup je crois dans ton travail et pour ma part c’est ce que j’aime.

    Ainsi que le vieux rêve de “l’abri de la violence de la vie en société.”

  2. admin

    Hello Benedyct,

    je suis vraiment et sincèrement touché par ton commentaire. Je m’efforce de traduire en image, et avec des textes brefs, ce que j’ai envie d’exprimer ou de dénoncer. Que ca plaise ou que ca dérange, le but est de ne pas laisser le visiteur indifférent.

    Pour ce vieux rève, j’avoue que je n’ai pas trouvé l’abri. et la violence de cette “vie en société” avait déjà trouvé mon adresse bien avant que je ne soit assez agé pour commencer à y réfléchir.
    Même si pour nous c’est trop tard, il est temps d’essayer de faire en sorte que nos enfants (les tiens et les miens, je suis pas démago) la subissent la moins possible avant qu’ils puissent réfléchir et choisir par eux même de quelle manière ils voudront l’affronter ou la fuir…

    Merci encore pour ton post.

    —S

  3. borkmadjai

    Je trouve tes photos tous le temps parfaite, je me demande comment tu fais pour faire des clichés aussi magnifiques.. et l’histoire qui va avec est très utile..

    j’avoue que moi aussi (23ans) j’ai envie d’une grange dans un coin pommé ou je puisse faire mon jardin, mon bois, ma petite vie tranquille, mais hélas, j’ai pas les moyens soit pour acheter un petit terrain, soit pour acheter une veille grange.. :| peu-etre un jour qui sait..


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