Seul au monde

Stephane giner

Bizarement, c’est dans les villes les plus peuplées que l’on rencontre les gens les plus seuls. Etonnant (?) paradoxe.

Je croise souvent cet homme, qui passe la plupart de son temps sur ce banc, perdu dans ses pensées ou en grand discours avec des amis invisibles.
Il n’est pas incohérent, il n’est pas dangereux, ce n’est pas un vagabond, il est seul.
Et quand il discute avec ses compagnons d’infortune qui peuplent son imaginaire, il leur raconte sa vie et ce qu’il aurait du faire pour ne pas prendre les chemins qui l’ont mené sur “son” banc…

I often crosses this man, who spends most of his time on the bench, lost in thought or speech, with invisible friends.
he is not inconsistent, he is not dangerous, this is not a homeless, he is alone.
And when he discusses with his companions of misfortune that populate his imagination, he tells his life and what he should have done to not take the path that led him on “his” bench …

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